standards-expositions:

Cette exposition entend confronter les pratiques d’étudiants actuellement en formation  ou récemment sortis de celle-ci.
Ont ainsi été invités trois artistes de l’École Nationale Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy et quatre de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes.
Ce projet est né de la volonté de réunir de jeunes artistes ayant bénéficié, ou bénéficiant encore, de formations différentes. Dans la continuité de plusieurs projets ayant auparavant été mis en place par l’association et espace d’expositions STANDARDS sur ce même principe d’échange, ce dernier concentrera sa réflexion sur l’enseignement actuel dispensé au sein de chaque école, ainsi que sur sa fonction symbolique.
Peu d’expositions approfondissent en effet la réflexion sur les écoles d’art, pourtant formatrices des artistes qui investiront plus tard le système institutionnel et marchand. Les formations artistiques françaises sont bien souvent relayées à l’arrière plan du marché de l’art actuel, et ne s’évoque brièvement que lorsqu’un artiste atteint cette reconnaissance tant aimée en France.
Selon Stéphane Sauzedde, directeur de l’École des Beaux-Arts d’Annecy, ces écoles ont cependant « une fonction de représentation de ce qu’est l’art dans la société » ; elles en sont l’élément légitimant, le prisme, au même titre que les galeries ou les expositions. C’est par elles que se modifient les sensibilités et que l’art de demain se construit.
Les artistes invités exposeront donc chacun leurs travaux selon la démarche de leur choix au sein de l’espace STANDARDS au 2, rue des Portes Mordelaises. Le lieu rouvert depuis le 07 octobre 2011 entend se placer comme point de rencontre entre les écoles d’art et l’université. Un récent partenariat a d’ailleurs été établit à la rentrée 2011 avec l’Eesab – Site de Rennes.
Les deux commissaires, membres de l’association hôte et actuellement étudiantes en Master 2 professionnel “Métiers et arts de l’exposition” à l’Université Rennes 2, se proposeront donc de donner les moyens techniques et théoriques à cette rencontre au sein de l’espace de réflexion qu’est STANDARDS.
Autour des réflexions menées par Thierry de Duve [Faire école (ou la refaire?)], Robert Filliou (Enseigner et Apprendre, Arts vivants), Alexis Argyroglo (Manuel à l’usage des artistes débutants et amateurs) ainsi que par le n°22 de la revue Art Press 2 consacré aux Écoles d’art françaises, nous nous proposons de regrouper ces étudiants et anciens étudiants afin de définir en quoi chaque école est le lieu où se développe leur personnalité esthétique à proprement parler. Il s’agira aussi de déceler en quoi celle-ci se retrouve parfois dans celle de leur pairs, reflétant ainsi en filigrane l’école elle-même.
D’autre part, le projet consistera en la monstration de travaux tournant autour de problèmes formels analogues, puisant tous dans ce  « stock » pré-existant qu’est l’histoire de l’art.
Pour l’ensemble des étudiants, cette histoire constitue un ensemble commun de données, d’outils et de pratiques mis à leur disposition dès le début de leur formation – le socle de leur autonomisation en d’autres termes – qu’ils apprennent progressivement à manipuler et à assimiler afin de s’en émanciper.
Les jeunes artistes sélectionnés pour cette exposition ont choisi de continuer à travailler ouvertement avec ce répertoire. Leurs projets actuels se nourrissent du passé selon divers degrés et le détournent avec plus ou moins de légèreté au travers de productions allant de l’installation à la peinture, en passant par le geste minuscule et la performance.
L’exposition se voudra ainsi établir une confrontation de leurs différents points de vue plastiques sur ce thème spécifique.
Le second volet du projet prendra ensuite place au sein de l’agglomération d’Annecy courant 2012, selon un format qui se déterminera en regard des problématiques soulevées lors de la première exposition.
Exposition du 10 décembre 2011 au 07 janvier 2012
Vernissage vendredi 09 décembre à 18h30
STANDARDS, 2 rue des Portes Mordelaises, 35000 Rennes

standards-expositions:

Cette exposition entend confronter les pratiques d’étudiants actuellement en formation ou récemment sortis de celle-ci.

Ont ainsi été invités trois artistes de l’École Nationale Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy et quatre de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – Site de Rennes.

Ce projet est né de la volonté de réunir de jeunes artistes ayant bénéficié, ou bénéficiant encore, de formations différentes. Dans la continuité de plusieurs projets ayant auparavant été mis en place par l’association et espace d’expositions STANDARDS sur ce même principe d’échange, ce dernier concentrera sa réflexion sur l’enseignement actuel dispensé au sein de chaque école, ainsi que sur sa fonction symbolique.

Peu d’expositions approfondissent en effet la réflexion sur les écoles d’art, pourtant formatrices des artistes qui investiront plus tard le système institutionnel et marchand. Les formations artistiques françaises sont bien souvent relayées à l’arrière plan du marché de l’art actuel, et ne s’évoque brièvement que lorsqu’un artiste atteint cette reconnaissance tant aimée en France.

Selon Stéphane Sauzedde, directeur de l’École des Beaux-Arts d’Annecy, ces écoles ont cependant « une fonction de représentation de ce qu’est l’art dans la société » ; elles en sont l’élément légitimant, le prisme, au même titre que les galeries ou les expositions. C’est par elles que se modifient les sensibilités et que l’art de demain se construit.

Les artistes invités exposeront donc chacun leurs travaux selon la démarche de leur choix au sein de l’espace STANDARDS au 2, rue des Portes Mordelaises. Le lieu rouvert depuis le 07 octobre 2011 entend se placer comme point de rencontre entre les écoles d’art et l’université. Un récent partenariat a d’ailleurs été établit à la rentrée 2011 avec l’Eesab – Site de Rennes.

Les deux commissaires, membres de l’association hôte et actuellement étudiantes en Master 2 professionnel “Métiers et arts de l’exposition” à l’Université Rennes 2, se proposeront donc de donner les moyens techniques et théoriques à cette rencontre au sein de l’espace de réflexion qu’est STANDARDS.

Autour des réflexions menées par Thierry de Duve [Faire école (ou la refaire?)], Robert Filliou (Enseigner et Apprendre, Arts vivants), Alexis Argyroglo (Manuel à l’usage des artistes débutants et amateurs) ainsi que par le n°22 de la revue Art Press 2 consacré aux Écoles d’art françaises, nous nous proposons de regrouper ces étudiants et anciens étudiants afin de définir en quoi chaque école est le lieu où se développe leur personnalité esthétique à proprement parler. Il s’agira aussi de déceler en quoi celle-ci se retrouve parfois dans celle de leur pairs, reflétant ainsi en filigrane l’école elle-même.

D’autre part, le projet consistera en la monstration de travaux tournant autour de problèmes formels analogues, puisant tous dans ce « stock » pré-existant qu’est l’histoire de l’art.

Pour l’ensemble des étudiants, cette histoire constitue un ensemble commun de données, d’outils et de pratiques mis à leur disposition dès le début de leur formation – le socle de leur autonomisation en d’autres termes – qu’ils apprennent progressivement à manipuler et à assimiler afin de s’en émanciper.

Les jeunes artistes sélectionnés pour cette exposition ont choisi de continuer à travailler ouvertement avec ce répertoire. Leurs projets actuels se nourrissent du passé selon divers degrés et le détournent avec plus ou moins de légèreté au travers de productions allant de l’installation à la peinture, en passant par le geste minuscule et la performance.

L’exposition se voudra ainsi établir une confrontation de leurs différents points de vue plastiques sur ce thème spécifique.

Le second volet du projet prendra ensuite place au sein de l’agglomération d’Annecy courant 2012, selon un format qui se déterminera en regard des problématiques soulevées lors de la première exposition.

Exposition du 10 décembre 2011 au 07 janvier 2012

Vernissage vendredi 09 décembre à 18h30

STANDARDS, 2 rue des Portes Mordelaises, 35000 Rennes

J’ai reçu un livre de Turquie.

J’ai reçu un livre de Turquie.

On May 27, 2011, on the road with friends to Tito’s nuclear bunker, from Sarajevo, I found this packsaddle for a donkey.

On May 27, 2011, on the road with friends to Tito’s nuclear bunker, from Sarajevo, I found this packsaddle for a donkey.

Au Duplex et à l’Arlequin, début et fin du film, photos Pierre Courtin et Martin Argyroglo

Le Grand Midi / first screenings of the film

May 28th in Sarajevo at Duplex/10m2, Stakleni Grad, Ferhadija 15

June 1st and 4th in Paris at Cinéma l’Arlequin, 76 rue de Rennes

Photo Martin Argyroglo Callias Bey / Translation Hala Abi-Yaghi

The Great Noon is a medium-length movie, a schedule of exhibitions and a series of artifacts and performances that were all inspired by the same screenplay written in Sarajevo in 2007. The filming of the movie started beginning 2009 simultaneously with 3 exhibitions in Galerija10m2 and the Duplex art Center. The second exhibition was the inaugural show of Duplex. Specific events were also launched at that time among which journalistic intervention with the collaboration of the “Balkans Courier”. The rest of the filming took place in Paris during 2010 and editing and post-production ended by the beginning of 2011.

The movie is a 42 minutes fiction build around the different storylines that constitutes the project. The main characters of the screenplay are: Alia. She’s back to Sarajevo after a long leave and she is trying to tell herself the story of Paul who died in a car crash in Paris. Nasrudin. Somebody from her past that bursts into her life and invades her space with his donkey and his particular ways and activities. Jasmina: friend and owner of the apartment. They all live in the apartment and tell a story, each one of them in his own particular way.

The Franco-Bosnian crew was composed by artists, movie technicians and actors. Many other parties were involved in different ways and for different purposes (photography, animation, music, logistics and translation). The Great Noon was produced by the Mismo association in partnership with the Dadada association (Duplex/10m2). The project have been developed with the financial support and participation of the Visual Arts delegation of Ville de Paris, the CNC (National center of cinematography), Institut français (Cultural operator of the French Ministry of Foreign Affairs), the European Commission (DG Education & Culture – Youth in Action program), The Hippocrène Foundation, The French Embassy in Bosnia-Herzegovina, and all the members of Mismo association.

Le Grand Midi, a film by Alexis Argyroglo

Cast : Tatjana Miličević, Miljan Vuković, Dušanka Kilibarda

Cinematography : Raphaël Etienne, Aymeric François, Izet Kutlovac, Brice Pancot

Sound : Momo Lađević, Clément Trahard, Charlotte Butrak, Samuel Aïchoun

Setting design : Sarah Fauguet & David Cousinard, with collaboration of Antoine Nessi

Editing : Véronique Frade

Director’s assistance and translation : Damir Žiško

Original animation by Julien Genoulaz

Original music by de Los Taínos de Mayarí, Gautier Galard & Laetizia Placido

Production : Yuriko Hirohata, avec Pierre Courtin, Mahir Bostandžija, Maja Smajović, Guillaume Dubosc

And the participation of Lejla Kajić, Manon Prevost, Clara Remondo, Martin Argyroglo Callias Bey,Adela Jušić, Arnaud Vaulerin, Arman Garibović, Edo Pećanin

Le Grand Midi

Le Grand Midi est un film de moyen métrage, un programme d’expositions et une suite de formes autonomes dérivées d’un même scénario écrit à Sarajevo en 2007. Le tournage à Sarajevo a été réalisé au début de l’année 2009, ainsi que trois expositions à la Galerija10m2 et au Duplex, centre d’art et de recherche qui a ouvert ses portes avec ce projet. Hors expositions et tournage, diverses interventions spécifiques ont eu lieu dans le même temps, notamment journalistique en partenariat avec le Courrier des Balkans. La deuxième session de tournage, le montage et la postproduction se sont déroulés à Paris en 2010 et au début de l’année 2011.

Le film est une fiction vidéo de 42 minutes qui agence la plus grande partie des matériaux narratifs et formels construits dans le cadre du projet. Les personnages du scénario : Alia est de retour à Sarajevo. Elle entreprend de se raconter l’histoire de Paul, disparu à Paris dans un accident. Nasrudin, surgi du passé avec âne et bagages, débarque chez elle avec un emploi du temps et de l’espace bien à lui. Jasmina est leur amie commune et la propriétaire de l’appartement. Chacun a sa façon d’habiter cet appartement qui les réunit, et sa façon aussi de raconter une histoire. 

L’équipe franco-bosnienne a rassemblé des artistes, des techniciens et professionnels de l’audiovisuel, des comédiens et des partenaires impliqués à des titres divers (photographie, animation, musique, logistique, traduction). Le projet, produit par l’association Mismo en partenariat avec l’association Dadada (Duplex/10m2), développé avec le soutien de la Délégation aux arts plastiques de la Ville de Paris, a été financé par le CNC (dotation Dicréam), l’Institut français (Carte jeune génération), la Commission européenne (département Education & Culture – programme Jeunesse en action), la Fondation Hippocrène, l’Ambassade de France en Bosnie-Herzégovine, et les membres de l’association Mismo.

Veliko Podne

Prevod Damir Žiško

Veliko podne je srednjemetražni film, program izložbi i niz autonomnih formi koje su proistekle iz scenarija napisanog u Sarajevu tokom 2007. godine. Snimanje filma realizirano je početkom 2009. godine, kao i tri izložbe održane u Galeriji 10m2 i u Duplexu, centru za umjetnost i istraživanje, koji je svoja vrata otvorio projektom Veliko podne. Pored izložbi i snimanja, različite i specifične intervencije su se odvijale istovremeno – kao što je, naprimjer, novinarska saradnja sa Courrier des Balkans. Drugi dio snimanja, montaža I postprodukcija odvijali su se u Parizu tokom 2010. i početkom 2011. godine.

Film Veliko podne je 42-minutna video fikcija, koja upravlja najvećim dijelom narativnih I formalnih materijala konstruiranih u okviru projekta. Likovi scenarija: Alia se vratila u Sarajevo. Ona želi da si ispriča Paulovu priču – njega – koji je nestao u nesreći u Parizu. Nasrudin, koji se pojavljuje iz prošlosti sa svojim magarcem i pričama, upada kod Alie sa svojim vrlo specifičnim vremenskim rasporedom i smislom za prostor. Jasmina je njihova zajednička prijateljica, vlasnica stana. Svako na svoj način pokušava nastaniti ovaj stan koji ih okuplja, kao i način pripovijedanja pričâ.

Francusko-bosanskohercegovačku ekipu sačinjavali su umjetnici, tehničari i audiovizualni djelatnici, glumci i drugi saradnici koji su se brinuli o različitim domenima djelatnosti vezanih uz projekat Veliko podne (fotografija, animacija, muzika, logistika, prevodilaštvo). Projekat je produciran od strane udruženja Mismo u saradnji sa udruženjem Dadada (Duplex/10m2). Razvoj projekta podržan je od strane Delegacije za primjenjene umjetnosti grada Pariza. Projekat je finansiran od strane CNC – francuskog Nacionalnog centra za kinematografiju –, kulturalnog operatera Ministarstva vanjskih poslova R Francuske – Institut français (Karta mlade generacije), Evropske komisije (Odjel za obrazovanje i kulturu – program Mladi u akciji), Fondacije Hippocrène, Ambasade republike Francuske u Bosni i Hercegovini i članova udruženja Mismo.

Al Mediodía (version Són)

Al Mediodía (version Són)

Al Mediodía (version Chachachá), chanson écrite par Jorge Cabreja et interprétée  par Los Taínos de Mayarí pour Le Grand Midi  (projections bientôt à Paris et Sarajevo).

Al Mediodía (version Chachachá), chanson écrite par Jorge Cabreja et interprétée par Los Taínos de Mayarí pour Le Grand Midi (projections bientôt à Paris et Sarajevo).

Marie-Claire Moonen, Den Haag, 1987.

Marie-Claire Moonen, Den Haag, 1987.

My Name is Enrique Vila-Matas As Everybody

Picture by Virginie Schreyen

a cocktail show

by Alexis Argyroglo, with Damir Žiško

& George Sinclair in Audrey Cottin’s studio,

HISK, Gent (7, 8 & 9 May 2010)

a tell-tale show

VINCENT COLLINS

Vincent Collins was born and raised in New York. At the age of 23 he is working as a bartender at the Manhattan in the tavern named “Whitehouse”. He is working on new recipes for the new cocktails. The summer of 1850 was the devil’s oven hot summer in New York. Vincent Collins is working on a new cocktail to refresh himself and his friends – and he makes a new mixed drink based on Old Tom gin. The cocktail’s formula will stay secret for some time. Few years after, in 1874, a group of his friends and admirers will start promoting the cocktail named “Tom Collins”. There principle was to find a victim between the new coming customers and make them believe that a certain Tom Collins was just at the bar, and that he was saying the worst thing about the customer – his life, family… The customer would go mad and would go out on a hunt after Tom Collins. The friends would send him to the next bar down the street saying that he just left five minutes ago. Arriving at the next bar screaming “Where is this Tom Collins?” all this poor person could find would be a bartender who knew the joke and would offer him a free drink, saying that Tom Collins was here but has just went down the street in the next bar… and the furious customer would run off to another bar where the joke would be repeated. Even the police have received some official complaints about the misbehavior of Tom Collins, and they would try to find him in the bars and the customers would crack up laughing seeing them. On the other side, the journalists were supportive about this hoax and they would even write articles wearing titles like “Tom Collins is still among us!” and at the end they spread the news that “Tom Collins was seen leaving for Arizona and was trying maybe to cross the Mexican border”! The recipe of the Tom Collins cocktail was published by Jerry Thomas in the 1876 edition of the Bartender’s Guide.

JERRY THOMAS

Jerry Thomas is the person who entered the History by being the first living person ever who documented the cocktail recipes and has been the first person ever to publish a book about bartenders and cocktails “The Bon Vivant’s Companion or how to Mix Drinks” published in 1862. After publishing this book he earned his nickname “Professor”. Jerry Thomas was very well known as an amazing showman and could have only been compared to Buffalo Bill. At the age of 16 Thomas embarked on the commercial boat named “Annie Smith” and went to the west coast of the US, passing by Cape Horn. He lives in San Francisco and starts working as a bartender in the bar “Eldorado”. It is year 1849 and it is the time of the Golden Rush in the West. California sees lots of emigrants from all over America and the rest of the world. Jerry Thomas invents the cocktail based on gin and vermouth named Martinez for a gold searcher who had the same name. This mix will give birth to the famous Martini – the most famous of all cocktails. But the name of Jerry Thomas is also linked to the mythical cocktail “Blue Blazer”. The story says that a certain gold searcher asked Thomas to prepare him a drink that would give him his strengths back and that would be like “the Hell’s fire”. Thomas simply responded “Come back in one hour” and closed himself in the backroom of the bar. After some time the Professor came back and solemnly announced: “Gentlemen, you are about to assist to a birth of a new drink.” And in front of the astonished eyes of the gold searchers he started his magical preparation. He took two silver cups – in one there was boiling water and in the other whiskey. He lit up the whiskey, making an amazingly beautiful blue flame that he spilled into the cup with the boiling water. Than that flaming mix was poured in the first empty cup and like so for several times. At the end, he poured the mix in a tumbler glass, added a spoon of sugar and a twist of lemon. “Mister, her is the Blue Blazer” he said and gave the glass to the glass to the gold digger. The gentleman drank it bottoms up, couldn’t believe his eyes and paid his drink to Thomas with a bag full of golden powder.

HORATIO NELSON

Was the Royal Navy’s admiral in the 1780 and was trying to fight a medical problem – it was the scurvy disease that his sailors were suffering from because of the lack of fruits and vitamins. He decided to add to the gin his sailors were drinking some quinine or lemon juice. If some sprinkling water was added, it would be Gin Tonic, the second mix was named Gin Fizz. Very soon these mixes became very famous. These remedies helped keep the English supremacy on the sea. In 1795 Horatio Nelson is called to defend the Naples kingdom, since the royal family was being under the menace of the French Revolution, its army and principles. Nelson discovers lot of varieties of lemon in the Naples region same as the “attitudes” of Lady Emma Hamilton – famous in all Europe for here impersonation of ancient Greek statues in front of a very well chosen public. Lady Hamilton, among other things, was the wife of the United Kingdom in Naples, ex-favorite model of the painter George Romney as well as the “Goddess of Health” of pseudoscientific James Graham, and simply was the “star of that period”. She manages to seduce Nelson, who becomes very fast her lover – firstly for political reasons, and later for his ability to prepare very tasteful drinking mixes.

MAI TAI STORY

ERNEST BEAUMONT, aka “DONN BEACH”

Has become very rich thanks to the smuggling business of rum during the Prohibition times. In 1933, he is unemployed. But a year after, Donn Beach opens up a restaurant named “Donn, the Beachcomber” on the Sunset Boulevard in Hollywood, because he was a huge fan of the movies. And also because in that times, it is a good place to earn a lot of money in spite of the economical crisis. He creates a restaurant with exotic themes and has invented almost all “tiki” style cocktails, that are based on the mix of rum and exotic island fruits. And this is where

VICTOR BERGERON, aka “TRADER VIC”

enters the stage. Trader Vic is the inventor of the Mai Tai recipe and the biggest enemy of Donn Beach. His last words were: “Whoever could think that someone else conceived the Mai Tai mix is nothing but a looser”. The legend tells that Trader Vic, that opened his own restaurant in the exotic theme style as Donn Beach did before, wanted to create an original cocktail mix based on the island rums that would be totally different then any other existing. And then one day, Eastham and Carrie Guild – his two friends from Tahiti came to his restaurant, and he prepared them a new drink – a mix based on very old Jamaican rums that he jealously kept hidden in his wooden barrels. He wanted this cocktail to be highly alcoholic but very refreshing at the same time. The degustation that followed was enthusiastic – and Carrie Guild said: “Mai tai roa ae” – that in Tahitian means “This is really good” – and the Mai Tai name was given. After this Mai tai became very successful. What Victor Bergeron wanted most of all is that his name stays as the name of the only inventor of Mai Tai. Luckily enough, he won the lawsuit against Donn Beach in 1970, but this was very shortly before he died. The health complications, due to the stress and worrying and the fight for the intellectual property on his cocktail recipe have cost him his life.

ENRIQUE VILA-MATAS

Enrique Vila-Matas started his carrier writing fake interviews for the cinematographic magazine “Fotogramas” in Barcelona. He lives one year in Paris in 1975, in the chambre de bonne, of Marguerite Duras, where he dreams of writing his first novel. He discovered a strong physical resemblance with Ernest Hemingway and is totally fascinated by his novel “Paris est une fête” who’s style he is trying to imitate. In this period he starts to get interested in drinks in general and more specifically into cocktails. He leaves to leave in San Francisco where he works in the Mexico City Bar. But only for one night, because he has got heavily drunk, and fell asleep in the bar. His boss comes to work next morning at 9 o’clock and finds him asleep and Enrique is trying to find a good excuse for his boss. He tells him he spent the whole night searching for a recipe of a new cocktail and that he waited for the sunrise to get some inspiration. In order to make his story more true, he invents in few seconds a new mix: tequila, orange and grenadine and he baptizes it as the “Tequila Sunrise”.

Woody Boyd

Woody Boyd

La Recette de Mardi

Le héros de The Man Who Was Thursday, de Gilbert Keith Chesterton (1908), est Gabriel Syme, poète et détective infiltré dans une société secrète sous le nom de Jeudi. Cette société, le Central Anarchist Council, exige de ses membres qu’ils se déguisent en anarchistes d’opérette afin de déjouer, dans le simulacre et la multiplication des masques, la vigilance de Scotland Yard. Isolons le deuxième membre de cette conspiration, le deuxième sur sept, le seul sans doute à croire les histoires qu’il raconte – histoires dont voici la synthèse ordonnée.

1. Cet homme, paraît-il, se nommait Gogol. Il était polonais et, dans le cycle des jours de la semaine, portait le nom de Mardi. Sa physionomie et son langage étaient incurablement tragiques, et il n’était point en état de jouer le rôle frivole et joyeux que lui imposait Dimanche.

2. Mardi est dans la genèse du monde le jour du partage des eaux supérieures et inférieures en ciel et mer ; il fut déclaré que ces choses fussent, et elles furent. Gogol était expert dans le partage des eaux-de-vie, liqueurs et spiritueux, selon les recettes en circulation et sa propre fantaisie. Il avait aussi quelques notions de chimie, et nourrissait l’espoir de les mettre au service de la Cause.

3. Gogol mélangeait certains liquides rutilants et alcoolisés dans un établissement privé de Londres, le Mexico City bar, uniquement fréquenté par les six autres hommes qui portaient, comme lui, le nom d’un jour de la semaine ; tous étaient membres d’une conspiration anarchiste, emmenée par le nommé Dimanche, et chacun à son tour avait le privilège de réunir le groupe en un lieu de son choix. Mardi donnait rendez-vous dans son bar, qui était obscur comme une crypte avec quelque chose de byzantin dans la décoration ; sa proximité avec la rivière, du côté de Chiswick, le rendait humide.

4. Londres était à cette époque pleine de conspirateurs, d’exilés politiques, de poseurs de bombe et de fashionables ouvrant des bars américains. Deux grandes nouveautés se partageaient la Une des journaux, dont le rapprochement fortuit enchantait Dimanche, tandis que Mardi en saisissait l’intimité de principe grâce à son expérience pratique de l’une et de l’autre.

5. La première était la propagande par le fait, fondée sur l’idée que des actes spectaculaires et violents – spectaculaires parce que violents – ont plus de chances que la propagande orale ou écrite d’attirer l’attention des masses sur l’injustice sociale et sur la bonne manière d’y remédier. L’attentat à la bombe réalisa cette théorie avec succès, et les succès allèrent croissant. La deuxième est l’art du cocktail complexe, inventé pendant la Ruée vers l’or en Californie, théorisé dans le premier livre de recettes (How To Mix Drinks ? or The Bon Vivant’s Companion, 1862) par le Professeur Jerry Thomas, et introduit sur le vieux continent à la faveur de l’Exposition universelle de Paris en 1889. La mixologie – ou l’art de mélanger les alcools – ainsi que l’invention par étapes des premiers appareils produisant la glace artificielle bouleversèrent l’économie du débit de boissons, la nature des breuvages et la façon de les consommer.

6. Le père de Gogol, Walery Wroblewsky, était un révolutionnaire issu de la petite noblesse polonaise révoltée par tradition. Exilé en France après sa participation à l’insurrection de 1863 contre les forces occupantes russes, il s’était établi à Paris comme allumeur de réverbères puis ouvrier imprimeur ; lors du soulèvement populaire de 1871, la Commune de Paris le nomma commandant des fortifications entre Ivry et Arcueil. Après les derniers combats du faubourg Saint-Antoine, Wroblewsky parvint à s’enfuir et à gagner Londres, où il fonda une famille et ouvrit un pub. L’amnistie de 1880 le fit regagner Paris, où l’administration de l’état-civil et sa famille ont perdu sa trace (les mémoires d’un compagnon d’armes du poète et révolutionnaire cubain José Martí prétendent que Walery Wroblewsky a partagé leur exil à New York – où Martí et Wroblewsky auraient fondé ensemble la revue pour enfants La Edad de Oro – puis au Mexique, avant de mourir au combat lors de la révolution menée par Emiliano Zapata). Gogol fut élevé par sa mère et ses livres, dans le souvenir ému d’un père en fuite et la société, idéale et infinie, des héros de bibliothèque.

7. Gogol reçut de cet illustre père son premier surnom, hommage à l’écrivain russe, et hérita de sa féroce passion pour l’égalité. Sorti de la cuisse d’un Jupiter, dont le coup de poing faisait autorité dans tout le quartier polonais de Hammersmith, dans l’East End londonien, Gogol devait assumer une chétive constitution qui lui défendait certains combats et le destinait à des formes d’action plus discrètes. Mal doté au physique par la nature, Gogol avait d’autres talents. Son jeune esprit se forma aux conversations qu’il eût avec sa mère, Elisabeth Dmitrieff, femme politique et féministe russe qui avait été missionnée par Karl Marx à Paris pour y couvrir les événements de la Commune et rencontrer les sections internationales, ainsi qu’avec leur voisin ukrainien surnommé Bob, qui était chimiste, apolitique, et saboteur de voies ferrées sur la ligne Londres-Southampton.

8. Gogol se frotta aux secrets de la matière dans certains manuels, et s’intéressa vite aux ouvrages traitant d’alchimie, se passionnant pour l’invention par Ambrose Vermollen, un Hollandais, de l’eau-de-vie Goldwasser à Gdansk au XVIème siècle, alcool mélangé de paillettes d’or, épicé et liquoreux, à recette secrète. Gogol compila des éléments disparates de la littérature spéculant sur la transmutation des métaux, la fabrication de l’or et des élixirs de longue vie, objets d’une quête séculaire de méthodes et de procédures démenties par l’expérience ; littérature que la Goldwasser sublime à sa façon, réunissant l’or et l’eau de jouvence. Soit la lumière en ses états solide et liquide, sans compter la part des anges.

9. Gogol déclara un jour : « Il fut déclaré que la lumière soit, et elle fut, et ce fut un lundi ; moi je réaliserai les actes et les souffrances de la lumière, je partagerai les eaux et les couleurs, les couleurs en puissance dans les ténèbres, en acte dans la lumière. Je viens des ténèbres, je vais mélanger des alcools rutilants et assembler des machines infernales pour détruire l’ordre établi. Voici venu l’hiver de mon mécontentement ! Je déclare que les couleurs soient, et elles seront, je suis le fils de Mars, je m’appellerai Mardi. »

10. Gogol avait seize ans. Il rencontra Dimanche un mardi aux environs de Leicester square. Dimanche, un colosse en gilet blanc et fleur à la boutonnière, très barbu et coiffé de longs cheveux blancs, buvait un Pimm’s Champagne en terrasse d’un restaurant, sur une place ensoleillée, sa main droite posée sur la couverture d’un livre dont Gogol lut le titre avec intérêt : Mardi, and a Voyage Thither. Dimanche lui offrit d’un geste cordial de s’asseoir à sa table.

11. « Qui est l’auteur ? » Gogol avait questionné avec cet accent étranger, bientôt tragique, que Dimanche devait joyeusement railler lors des futures réunions. « Herman Melville, un Américain. C’est son troisième livre, et son premier livre de fiction. Ecrit en 1849, soit un an après le Printemps des peuples, soit un an après que John Sutter ait découvert la première pépite d’or californienne, qui causa sa perte. L’histoire de John Sutter n’a rien à voir avec Melville, je la mentionne juste en passant pour vous habituer à l’arbitraire qui est notre loi. Déportons-nous vers l’ouest : un marin décide d’abandonner son baleinier et d’explorer le Pacifique Sud ; il fait cap sur les îles Galápagos, et découvre après diverses aventures hautes en couleurs le royaume indigène de Mardi. Ses compagnons et lui-même discutent beaucoup du sens et du non-sens des choses, des boissons à base de menthe macérée, du scorbut relativement au régime alimentaire anglo-américain, de l’existence et de la géographie des îles.

12. L’histoire est un peu emmêlée, longue, incurablement métaphysique ; les dialogues sont néanmoins excellents. Le mélange des registres narratifs et le symbolisme appuyé ont été très mal reçus par la critique new-yorkaise et le public américain. Après cet échec Melville se devait de gagner de l’argent : les livres qui suivirent sont Redburn et White Jacket. Faites signe au serveur, mon verre est vide et vous n’avez encore rien pris. » Le visage à contre-jour de Dimanche se dérobait à toute analyse ; Gogol était bien en peine d’en saisir l’âge, la forme et l’expression. Seuls les deux yeux, malicieux et vaguement hypnotiques, formaient des repères sûrs. Les paroles de son interlocuteur, prononcées sans mouvement labial – Gogol songea soudain qu’il devait s’agir d’un ventriloque –, flottaient tout autour de lui, comme des volutes de tabac ou ces phylactères qui annoncent une bonne nouvelle dans certaines peintures médiévales. Aux autres tables de la terrasse apparurent, en tenue de gala et masqués, tels les volets dépliés d’un grand retable, les autres jours de la semaine ; chacun paraissait d’humeur frivole et joyeuse. Tandis que tous le saluaient, Gogol connut intimement ce qu’il avait déclaré plus haut : il serait Mardi, se déguiserait, et abandonnerait sa vie à la conspiration.

13. Détendu, Gogol commanda pour Dimanche un autre Pimm’s Champagne, et pour lui-même un cocktail dont il détailla au serveur la composition et la façon de le préparer : « Remuez au shaker un quart de pinte de Goldwasser avec un blanc d’œuf de la ponte de ce matin, le jus d’un tiers de citron vert, et une cuillérée de sucre brun ; passez dans une chope en étain remplie de glace d’eau minérale en gros cubes ; versez là-dessus de la pale ale indienne jusqu’à former un demi pouce de mousse ; enfin plantez sur le côté un chalumeau. » Trois minutes plus tard Mardi était désaltéré.

14. C’est à ce moment précis que Gogol fit la réflexion suivante : « Chaque jour de la semaine déclare que telles ou telles choses soient, à partir de rien, sauf le dimanche qui observe silence et repos – non moins arbitraires que les créations des six premiers jours. Dimanche n’est pas un jour comme les autres, il cache ses intentions. Et s’il lui prenait fantaisie de créer quelque chose ?  Quelle déclaration tient-il en réserve ? » Gogol s’inquiéta de la succession des jours, son esprit se tourmenta davantage ; une semaine après son accueil au Central Anarchist Council, il ouvrit le Mexico City bar et se mit à boire plus que de raison.

Contribution, sur invitation d’Audrey Cottin, au blog de Repetition Island, une exposition de Raimundas Malasauskas au Centre Pompidou, Paris (7-12 juillet 2010).

Présentation du blog : “Mardi is a character on Repetition Island. It is almost human. Like Vendredi by Defoe it created by a different writer or an artist daily. Mardi never belonged to art, to life, to politics, to culture or cultivation. Mardi never fit in any place. And for this, Mardi was in flight, always, including a gallery of portraits on this site.”

http://www.repetition-island.com